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Affichage des articles du août, 2025

Si Ighdem m'était conté

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             Si Ighdem  m’Ă©tait contĂ© .                 Pour que nul n'oublie, Guenzet.   En cet aprĂšs-midi de mai 1957, Ă  la saison Ă©clatante du printemps, un enfant desept ans, pieds nus, les cheveux au vent, dĂ©valait Ă  toute allure le monticule d’Akerou H’mana. Sur le sentier escarpĂ© qui traversait les champs, il courait vers le village d’Ighdem, une bourgade de trente-cinq maisons nichĂ©e en plein maquis, entre Guenzet et Aourir E u lmi. Il criait Ă  tue-tĂȘte, la gorge dĂ©ployĂ©e : — « La fin du monde est pour demain ! Ô gens du village, prĂ©parez-vous, la fin est proche ! » Les villageois, affairĂ©s aux champs, ne lui prĂȘtaient guĂšre attention. Seul Hadj Lakhder Bahmed, debout au seuil de sa porte, rĂ©pliqua froidement : — « Tais-toi, espĂšce de morveux ! C’est tout ce que tu nous souhaites, avec la duretĂ© de la vie et l’armĂ©e française sur le dos ? » Au fond de lui, le vieillard avait senti venir le ...

L'allemand qui a fait perdre la tĂȘte Ă  ma tante.

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                                L’Allemand . qui a fait perdre la tĂȘte Ă  ma tante !   (Alzheimer). " J’Ă©cris pour ceux qui ne parlent plus. Pour ceux que le temps efface lentement. Pour ces gestes simples – une parole Ă  la sortie de la mosquĂ©e, une prĂ©sence au seuil d’une maison, un regard Ă©changĂ© dans le silence – qui composent la richesse invisible de nos villages."       Je me souviens d’elle lorsqu’elle Ă©tait consciente, Ă©veillĂ©e, douce comme le miel. AttentionnĂ©e et vertueuse Ă  souhait, elle prenait plaisir Ă  ĂȘtre aux petits soins chaque fois qu’on lui rendait visite. Notre tante, la quatriĂšme de la fratrie des enfants de Lakhder Bahmed, appelĂ©e couramment « Lala » dans la famille, Ă©tait une dame dont les gestes et le regard dĂ©bordaient de tendresse et d’amour. Courageuse dans l’effort, passionnĂ©e par le travail de la terre, « Lala » rayonnait d’un calme olympien et d’une e...