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Affichage des articles du avril, 2026

Les Secrets de l’Ă©picier :

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                           Les Secrets de l’Épicier :  Une Histoire Kabyle entre Malice et RĂ©conciliation. " Plongez dans une histoire kabyle pleine d’humour et de sagesse Ă  Guenzet. Entre ruse commerciale, pastèque inattendue et rĂ©conciliation, dĂ©couvrez les secrets d’un Ă©picier pas comme les autres." Au cĹ“ur d’un village kabyle nichĂ© dans les montagnes d’Ith Yaala, une petite Ă©picerie devient le théâtre d’une scène aussi drĂ´le que rĂ©vĂ©latrice.  Entre clients imposants, pastèque trompeuse et sagesse populaire, Dda Abu incarne cette figure emblĂ©matique du commerce traditionnel oĂą l’humour et l’intelligence humaine priment sur tout. Dans ce rĂ©cit inspirĂ© du quotidien de Guenzet, je vous livre une histoire Ă  la fois lĂ©gère et profonde, oĂą mĂŞme les querelles trouvent leur apaisement. Ils s'Ă©taient engouffrĂ©s dans la petite Ă©picerie de Dda Abu co...

La fierté d'un montagnard Kabyle.

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  La fiertĂ© d’un montagnard kabyle : pourquoi il a quittĂ© la France . " RĂ©cit poignant d’un montagnard kabyle revenu de France pour prĂ©server sa dignitĂ©. Une histoire vraie entre exil, humiliation et fiertĂ© enracinĂ©e dans la terre."   Une leçon de dignitĂ© entre exil et retour aux racines . Un jour, alors que nous Ă©tions assis, mon grand-père, Lakhder et moi, Ă  l’ombre de l’un des grands figuiers, je lui ai demandĂ©  : — Grand-père, tu as vĂ©cu en France. Raconte-moi, pourquoi es-tu revenu au bled ? Il posa son regard sur l’horizon, l’air Ă  la fois grave et mĂ©lancolique. Il prit une profonde inspiration, comme s’il rassemblait des souvenirs Ă©pars, puis commença : — Oui, mon enfant. J’ai travaillĂ© en France, près de Paris, dans une grande usine de forge. C’Ă©tait un monde bien diffĂ©rent de celui d’ici, un monde froid, bruyant, oĂą les machines semblaient dominer les hommes. Nous fabriquions de lourdes pièces en acier. Les machines, elles, Ă©taient gigantesques, de...

La cueillette des olives

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  La cueillette des olives en Kabylie : mĂ©moire, sacrifice et hĂ©ritage familial " Entre fatigue, mĂ©moire et solidaritĂ©, dĂ©couvrez la cueillette des olives en Kabylie Ă  travers un rĂ©cit poignant oĂą une terre ancestrale rĂ©vèle toute la force de l’hĂ©ritage familial et du sacrifice.Un rĂ©cit rural authentique . Ă€ la demande de mon cousin Ramdan, qui souhaitait que je lui dĂ©crive la cueillette des olives, je lui offre ce texte, nĂ© d’une tentative laborieuse et hasardeuse que mon frère Boubkeur et moi avons entreprise, un jour, Ă  Ighdem. DĂ©diĂ© Ă©galement Ă  tous ces cueilleurs d’olives, dont la bravoure quotidienne force le respect, pour un travail agricole difficile. De son vivant, c’Ă©tait notre mère qui entretenait et labourait notre champ situĂ© du cĂ´tĂ© d'Ighdem.Un hĂ©ritage familial Kabyle.  C'Ă©tait une terre rude, perchĂ©e sur les hauteurs escarpĂ©es des montagnes d'Ith Yaala, difficile d'accès, mais chargĂ©e d'histoire et d'hĂ©ritage.  Elle s'Ă©tendait le long de...

Saadi Abderrahmane

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               Saadi Abderrahmane :                                Portrait d'un batisseur kabyle.   "D Ă©couvrez le portrait de Saadi Abderrahmane, figure discrète de Guenzet. Cet homme au grand cĹ“ur a consacrĂ© sa vie au dĂ©veloppement de son village kabyle.” Il m’est apparu comme dans un rĂŞve, ce matin-lĂ .  Silencieux, fidèle Ă  lui-mĂŞme, Saadi Abderrahmane revenait me rendre visite — lui qui avait consacrĂ© toute sa vie au service des autres. EmployĂ© Ă  la mairie de Guenzet, il avait marquĂ© son Ă©poque par son dĂ©vouement et sa disponibilitĂ©. Bien que ses pas aient quittĂ© depuis longtemps les couloirs de cette institution et ce monde, son souvenir demeure, profondĂ©ment ancrĂ© dans la mĂ©moire collective. Un homme discret au service de sa communautĂ©, il  appartenait Ă  cette catĂ©gorie d’hommes rares qui agissent sans jamais chercher la reconnaissance . RĂ©servĂ©, ...

Ali Hafri

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        Ă€ la mĂ©moire d’Ali Hafri            “ le chauffeur kabyle – RĂ©cits d’une vie sur les routes” “Plongez dans la vie d’Ali Hafri, dit “le chauffeur” de Guenzet. Ses anecdotes au volant de sa Peugeot font revivre l’histoire et la solidaritĂ© d’un village kabyle.” Ali Hafri, surnommĂ© simplement “le chauffeur” , n’Ă©tait pas un transporteur ordinaire. Il Ă©tait une vĂ©ritable figure des routes de sa rĂ©gion, un homme dont chaque trajet devenait une histoire. Au volant de sa vieille Peugeot 404 familiale, il sillonnait les chemins de Kabylie avec une maĂ®trise et une ingĂ©niositĂ© hors du commun. Toujours propre, toujours entretenue, sa voiture reflĂ©tait le respect qu’il portait Ă  ses passagers et Ă  son mĂ©tier. Un maĂ®tre des routes et de l’improvisation.  Des trajets devenus des histoires de vie. Un homme de lien et de mĂ©moire. Ali connaissait chaque sentier, chaque raccourci, chaque dĂ©tour. Rien ne lui Ă©chappait. Il savait contourner les ...

Le bar-comptoir, du café des amis.

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                  Le bar-comptoir du CafĂ© des Amis ,  mĂ©moire vivante de Guenzet . "Une histoire simple en apparence… mais qui puise sa force dans l’âme vivante de Guenzet." Plongez dans l’histoire fantastique du Bar Comptoir du CafĂ© des Amis, oĂą mystères, souvenirs et rĂ©alitĂ©s s’entrelacent dans une ambiance envoĂ»tante au cĹ“ur d’un village chargĂ© d’âmes et de secrets.     C’Ă©tait au mois de juin, au CafĂ© des Amis de Mustapha nith Ammar, oĂą je sirotais un cafĂ©-presse en compagnie de quelques amis. Mon regard se posa sur le comptoir, sur lequel j’Ă©tais accoudĂ©. Un vĂ©ritable chef-d’Ĺ“uvre s’offrait Ă  mes yeux : un bar-comptoir sculptĂ© d’une main de maĂ®tre, de fabrication artisanale, en chĂŞne massif. AgrĂ©able au toucher, recouvert d’Ă©tain, il Ă©tait surmontĂ© d’un meuble en façade arrière, comme pour parachever son Ă©lĂ©gance. Mustapha, remarquant mon admiration, s’approcha et me chuchota : — « Alors, il te plaĂ®t, le comptoir ? » — « U...

le retour des Bâtisseurs.

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                le retour des batisseurs,       visages et mĂ©moire de Guenzet en Kabylie " Kimegh d- thmourth telt yam. Mi d-ghalagh, though thiklin. "Je suis parti au bled, dans les montagnes pour trois jours. Ă€ mon retour en ville, je ne sais plus comment marcher !" Dans Le retour des bâtisseurs , un village renaĂ®t grâce Ă  ses enfants revenus reconstruire mĂ©moire, espoir et dignitĂ©, entre hĂ©ritage, solidaritĂ© et rĂŞve d’un avenir meilleur. C’Ă©tait en 1957. Le village d’Ighdem, autrefois vibrant de vie, fut entièrement dĂ©truit par l’armĂ©e coloniale. Ses habitants, dĂ©racinĂ©s, furent contraints de quitter leurs foyers pour ĂŞtre dĂ©placĂ©s vers Guenzet. Ce lieu,est le tĂ©moin des luttes et des espoirs, servait de refuge aux moudjahidines. Lorsque les derniers habitants s’Ă©loignèrent, emportant avec eux leurs souvenirs et l’âme du village, la nature reprit ses droits. Le silence s’installa, rompu seulement par le bruissement du v...