📚 Mes livres: Les gardiens de la placette.
Il existe des histoires que l’on lit… et d’autres que l’on ressent profondément.
À travers mes écrits, j’ai choisi de préserver la mémoire de celles et ceux qui ont façonné notre village.
📖 Les gardiens de la placette
Un récit authentique, inspiré de la réalité et de la mémoire collective.
Ce livre donne vie à des personnages vrais, porteurs d’histoires souvent oubliées, mais profondément ancrées dans notre identité.
🔎 Aperçu :
Imaginons un instant cette scène saisissante, presque irréelle, au cœur vibrant de Guenzet, un jour de marché.
Le soleil baigne la place d’une lumière dorée,les étals débordent de légumes frais et de
tissus chatoyants. Les odeurs mêlées de menthe, de pain chaud et de terre humide
enveloppent les passants. Les voix s’entremêlent, les salutations fusent, et soudain, le temps semble vaciller.
Là, au milieu de la foule bigarrée, un cercle se forme. Des visages familiers surgissent, des figures marquantes du village, autrefois parties, aujourd’hui revenues, non pas en
chair et en os, mais dans l’intensité d’un souvenir, dans la magie d’une lecture partagée.
Leur présence devient presque tangible, comme une brume douce remontée du passé.
Et puis, un chant s’élève doucement, comme un souffle venu de loin, puis gagne en
intensité, enveloppant le marché de sa résonance sacrée.
C’est Dda Bouhou Ihachawen, le muezzin du village, dont la voix grave et rocailleuse fend l’air du matin comme une caresse rugueuse.Les gardiens de la placette Depuis le minaret sobre de la mosquée Laaraf, son appel à la prière se déploie au-dessus des
toits en tuiles rouges et des figuiers séculaires.
Cette voix-là, les pierres du village la reconnaissent. Elle porte en elle les années
passées, les saisons écoulées. Un écho familier, presque organique, qui vibre dans les
murs, glisse sur les jarres d’eau, et vient se mêler aux tintements des casseroles en cuivre chez les marchands d’ustensiles.
Les enfants suspendent leur course un instant. Les ânes s’immobilisent, comme saisis par ce moment suspendu. Même les clameurs du souk semblent se plier respectueusement à cette voix, avant de reprendre leur tumulte dans une danse rituelle.
Les anciens, assis à l’ombre, murmurent :
-«Quand Dda Bouhou appelle, même le vent écoute.»
Et tout cela se déroulait sous l’égide imposante du cheikh El Khier, l’imam dont la
seule présence suffisait à faire taire les bavardages et à redresser les postures.
Sa rigueur, innée et sans fior itures, s’imposait avec la netteté d’un couperet, tranchant les dilemmes du quotidien avec une autorité tranquille mais indiscutable.
Inflexible dans ses décisions, il agissait sans détour, comme si chaque jugement portait le poids des siècles de tradition.
Nous, les enfants, évitions autant son regard que ses sermons, comme s’il lisait nos
espiègleries dans les plis de nos pantalons usés.
Les adultes eux-mêmes, pourtant aguerris et fiers, pliaient devant lui avec un respect
presque sacré, mélange de crainte et de reconnaissance envers celui qui incarnait la
droiture au cœur du village.
Et juste à côté du marché, un peu plus loin, un autre son singulier dominait la cacophonie vivante du souk : le martèlement rythmique venu de la forge d’El Khier Uchergui.
Chaque coup de marteau sur l’enclume résonnait comme un clairon improvisé,
s’échappant des murs de pierre noire pour venir s’enrouler autour des étals.
Ce bruit ne sonnait pas l’heure. Il battait le pouls du village, comme si El Khier lui-même
réglait la cadence du jour. Les anciens le disaient :
— « Quand la forge s’arrête, tout semble suspendu. »
À ce grondement métallique s’ajoutait un braiement soudain, celui d’un âne mal luné,
surgissant comme une note dissonante dans cette partition kabyle. Un autre lui répondait depuis l’enclos, suivi d’un troisième près de l’olivier.
Peu à peu, leurs complaintes gutturales formaient une étrange symphonie, un chant rustique et presque irréel : une musique que seul Lota n’Souk savait orchestrer.
Et dans ce tumulte où l’acier chante avec les sabots, le sol commence à trembler.
Mais ce n’est pas la forge.
C’est l’arrivée de Biri Ammar et de ses compagnons, une déferlante sonore au cœur
d’un village déjà ivre de vie.Les gardiens de la placette Ce matin-là, ils vibraient d’une énergie inhabituelle : l’équipe de football de la commune faisait son entrée théâtrale dans le marché.
Les premiers pas résonnaient sous les sandales poussiéreuses de Biri Ammar et de
Louati, fiers meneurs drapés dans leurs survêtements aux couleurs de la commune.
Derrière eux, telle une garde d’honneur au sourire éclatant, marchaient Rachid Ouali,
Waki nith Ammar, et le tonitruant Makhlouf Makhlouf, dont les moqueries en kabyle fusent déjà contre les vendeuses de figues trop chères.
Les autres les suivaient, claquant des mains et faisant danser les rumeurs.
Et derrière cette marée joyeuse, presque collés aux talons des éclaireurs, surgissaient les renforts, tout aussi effervescents. Le gardien des buts, Khaled Kerma, fidèle au poste, courait avec un sérieux touchant, le regard déjà en quête d’un ballon qui n’existait pas encore...............
Lyazid Ouali, Écrivain de la mémoire vivante
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