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lundi 6 avril 2026

Feuilles d'automne

 

Feuilles d'automne,  Guenzet : chronique des anciens et transmission orale.                                         

📚 Mes livres

Il existe des histoires que l’on lit… et d’autres que l’on ressent profondément.
À travers mes écrits, j’ai choisi de préserver la mémoire de celles et ceux qui ont façonné notre village.


📖 LES FEUILLES D'AUTOMNE 

Un récit authentique, inspiré de la réalité et de la mémoire collective.

Ce livre donne vie à des personnages vrais, porteurs d’histoires souvent oubliées, mais profondément ancrées dans notre identité.

🔎 Aperçu :

                               Dda Kassa Uabbas, Belkacem Abbés

                                       Le vieux chêne.

"Aux dernières nouvelles, et d’après son petit fils, Dda Kassa a travaillé à Paris, chez CABLAF.Il est né le 19 mars 1903 et décédé en novembre 1978. Il était le fils de Bachir et de Baaziz Taous."

Il n’est pas venu à la prière du matin, ni à celle de la mi-journée. Ses amis, alors, s’inquiétèrent un peu plus. 
Et, contre toute attente, ils décidèrent de se donner du répit jusqu’à la prière du coucher.
Peut-être, se disaient-ils, ce n’est qu’une fatigue passagère, comme il en arrive à tous
les vieux.
Lui, qui ne manquait presque aucune prière commune avec les fidèles à la mosquée
Laaraf. Voilà maintenant une trentaine d’années qu’il avait pris sa retraite forcée.
Il avait alors décidé de son retour définitif dans son village natal, pour mourir parmi les siens.
Il était comme tous ces nombreux paysans qui avaient traversé la mer pour aller gratter encore les champs, ou pour arracher du combustible dans les mines de charbon d’Alsace-Lorraine, particulièrement en Moselle.
Comme tous ses semblables, il représentait une main-d’œuvre bon marché : docile,
obéissante, jeune et robuste.
Ces mineurs, aux visages imberbes, promettaient à leur femme et à leurs enfants
qu’ils allaient en France juste pour gagner un peu d’argent, puis rentrer !
Mais ils y restèrent presque indéfiniment.
Déjà en 1914, on ne dénombrait pas moins de mille cinq cents (1 500) Kabyles employés dans les mines du Nord-Pas-de-Calais, chiffre qui atteindra vingt-trois mille (23 000) en 1962.

Livrés à eux-mêmes, majoritairement analphabètes et célibataires, Ils découvrirent un environnement tout à fait différent du leur. Contraints de s’adapter, ils se regroupèrent en petites communautés, selon le village ou le hameau, afin de recevoir des nouvelles de leurs proches. Ils habitaient, le plus souvent, des cafés-hôtels tenus par des compatriotes.
Au rez-de-chaussée, des cafés maures contribuaient à maintenir les liens sociaux.
À l’étage, des logements assez exigus, généralement constitués d’une seule pièce
sans aucun confort, où s’entassaient plusieurs personnes.
Des logements qu’on appelait autrefois corons. 
Ce n’est que plus tard que les patrons firent construire des cités ouvrières, afin de fidéliser leur main-d’œuvre.
Les gueules noires arboraient toutes un visage dont les yeux étaient cernés par la suie.
Ils portaient une lampe de sécurité à tamis nu, du type « Davy », ou à cuirasse.
Leur tenue de travail, confectionnée dans un épais drap de lin blanc brut, était appelée JUPON, un tissu peu coûteux mais très résistant.
Chaussés d’espadrilles en corde, sans protection réelle pour ce métier dangereux, ils
portaient ce qui était courant à l’époque.
Les galibots — ces enfants apprentis mineurs —, quant à eux, étaient pieds nus. Les plus chanceux portaient des sabots de bois !
Les conditions de travail des mineurs de fond étaient exécrables, voire innommables.
Ils travaillaient six jours sur sept, de douze à seize heures par jour, à des profondeurs allant de trois cents (300) à mille mètres (1 000).
Dans une atmosphère poussiéreuse et sous une température variant entre vingt et
cinquante degrés.
C’était un univers à part, une profession indépendante de la lumière du jour ou des
saisons : on y travaillait tout le temps.
Le bruit était permanent,l’insécurité omniprésente : chute de pièces, machines qui
cassaient, risques de coups de grisou, d’inondations ou d’éboulements. La Faucheuse planait.
Abbés Belkacem, Dda Kassa (Belkacem), se donnait un plaisir à nous raconter, en détail, le quotidien des mineurs : une vie dure et dangereuse.
C’était comme s’il voulait nous faire sentir la misère dans laquelle il pataugeait, lui, les siens, et les ouvriers de la mine. Partager, c’était aussi s’alléger du lourd
fardeau qui pesait sur lui.
— « On ne mangeait guère à notre faim.........

Lyazid Ouali, Écrivain de la mémoire vivante.

💰 Prix : 500 DA


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✍️ Ce livre est une œuvre de mémoire et de transmission.

Merci de respecter le travail de l’auteur.

👉 Lire aussi :

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