Ali Hafri

 

      À la mémoire d’Ali Hafri

          “ le chauffeur kabyle – Récits d’une vie sur les routes”

“Plongez dans la vie d’Ali Hafri, dit “le chauffeur” de Guenzet. Ses anecdotes au volant de sa Peugeot font revivre l’histoire et la solidarité d’un village kabyle.”


Ali Hafri, surnommé simplement “le chauffeur”, n’était pas un transporteur ordinaire. Il était une véritable figure des routes de sa région, un homme dont chaque trajet devenait une histoire.

Au volant de sa vieille Peugeot 404 familiale, il sillonnait les chemins de Kabylie avec une maîtrise et une ingéniosité hors du commun. Toujours propre, toujours entretenue, sa voiture reflétait le respect qu’il portait à ses passagers et à son métier.

Un maître des routes et de l’improvisation. Des trajets devenus des histoires de vie.Un homme de lien et de mémoire.

Ali connaissait chaque sentier, chaque raccourci, chaque détour. Rien ne lui échappait. Il savait contourner les obstacles avec une aisance remarquable, tout en gardant son calme face aux contrôles de gendarmerie.

Avec son sourire malicieux et ses excuses bien préparées, il désarmait souvent les autorités, transformant chaque situation délicate en moment presque comique.

Dans sa 404, les passagers s’entassaient parfois dans des conditions improbables, mais toujours dans une ambiance vivante et humaine. Les enfants riaient, les anciens priaient, et les routes devenaient un espace de partage.

Chaque voyage pouvait devenir : · un récit de village · une discussion animée· ou même un moment de solidarité improvisé après une panne

  Ali n’était pas seulement un chauffeur. Il était un conteur, un confident, un lien entre les gens.

Il disait souvent :-« Je suis le fil qui relie les âmes. »

Sa voiture était bien plus qu’un véhicule : un lieu de vie, de paroles et de souvenirs.

Ali était également un ami proche de Dda Abu Abachi, avec qui il entretenait des disputes célèbres, parfois vives, mais toujours empreintes de respect et d’attachement.

Ali Hafri laisse derrière lui bien plus qu’un souvenir : une mémoire vivante des routes, des gens et des histoires simples mais profondes.

Que Dieu t’accorde Sa miséricorde.

guenzet-memoire-village

lisez aussi: L'énigme du vieux pére




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

"Thala n'tquitount"

La cueillette des olives