Pages

mercredi 1 avril 2026

Bouzoulith et Thaddarth.

                                                  1ere partie

Bouzoulith et Thaddarth.

" Chaque texte est une tentative de retenir ce qui fuit. Chaque mot est une résistance à l’oubli."

Ce qui suit est extrait des travaux de M. Poisson, militaire et ancien directeur de l’école de Guenzet en 1952, ainsi que de la thèse de doctorat de Mesmene Salah.
Cette partie est spécifiquement consacrée à Bouzoulith et à son satellite Thaddarth, à la demande de notre sœur Ghada, originaire de Bouzoulith.
Le pays des Aït Yaâla n’Tzemmourine, à distinguer des Aït Yaâla de Maillot, Touviret ,Bouira, est situé à l’extrémité ouest du Guergour. Cette région occupe une position stratégique, à la croisée des chemins reliant Sétif, Bordj Bou Arreridj et Bougie.
Le territoire des Ikhlidjen (les hameaux) comprend Guenzet et cinq hameaux réunis :
Bouzoulith, (Buzulit), rocailleux, rattaché à son satellite Thaddarth (le village), Amdoun Ihaddaden (le bassin des forgerons), appelé aujourd’hui Lahdada, Thanaqucht (le petit terrain cultivable à la pioche) et enfin Ouaouchia.
Autrefois, pour se rendre à Thaddarth, on empruntait un chemin pierreux qui menait successivement à Hioua, à la mosquée de Sidi Salah, puis à Asquif Ouahlouche (le passage couvert d’Ahlouche), L’Hara Bouâda (la maison d’en bas), Tiguerth Ibawen (le champ de fèves), Targa L’Koucha (la rigole du four), Tisoufa (les petits tisons), Imezouagh (les terrains rouges) et Tikhribin (les petites ruines), avant d’aboutir enfin au cimetière de Sidi Louadeh.
Quant à Bouzoulith, l’itinéraire débutait par Targa Amrane (la rigole d’Amrane), se poursuivait par Thazrart (le terrain schisteux), L’Djemaa Bouâda (le lieu de réunion d’en bas), Cherahen (le terrain schisteux nu, dépourvu de végétation), puis L’Djemaa Oufella, avant de rejoindre Targa L’Koucha et, enfin, l’Houch (la ferme).
Origines des familles de Bouzoulith et de Thaddarth.
De nombreuses familles se sont établies à Bouzoulith et à Thaddarth, aux origines diverses. M. Poisson a dressé un arbre généalogique d’une précision et d’un détail remarquables, retraçant des lignées issues principalement de la Grande Kabylie, des Ouled Sidi Amar, des Béni Ourtilane, de Zemmoura et des Biban, entre autres.
*Première branche
La première branche est celle des Aït El Hadj Tayeb, originaires de la Grande Kabylie et des Ouled Sidi Amar, notamment de Béni Ourtilane. Elle est aujourd’hui représentée par les familles Bellouloud et Aït Mouhoub, incarnées par les noms Mostefai, Douha et Oumeziane.
À cette même branche se rattachent également :
les Aït Mehand Aouren, dits les Aouren,
les Aït El Hadj, dits les Nachi,
les Aït Ourtilane, les Adjout.
Deuxième branche
La seconde branche est celle des Imezguidhen, originaires de la Grande Kabylie, aujourd’hui représentée par les familles Khiar, Bourezki et Mezrac.
À cette même filiation s’ajoute la branche des Aït Oufella, originaires de Sidi Amar, représentée par les familles Boubekeur, Mazighi, Mezghiche, Hammache et Zioui.
Branche des Ikoutaf
La branche des Ikoutaf est représentée par un grand nombre de familles, dont le chef de file est Aktouf, suivi de Aktouche, Akroun, Attou, Mehani, Atif, Abdelatif, Saichi, Bellah, Berkane, Beloucif, Bensalem, Dami et Belbal.
Branches issues des Biban et de Zemmoura.
Une branche originaire des Biban et de Zemmoura se divise en trois sous-branches :
Lakhder Arab, représentée par Boukercha,
Salahdji, représentée par les Salahdji,
et Ibadjiouen, représentée par la grande famille des Badji.
Branches de Djemaa Saharidj et régions avoisinantes
Deux grandes branches, originaires de Djemaa Saharidj, des Biban, de Tassameurt, Aïn Oulmane et Riha, sont représentées par les Aït Kerri et les Aït Abdeslam.
Les Aït Kerri se subdivisent en quatre sous-branches :
les Aït Kerri proprement dits, représentés par les Bouabdallah,
les Aït Mouhoub Mouhoun,
les Aït El Kebir, représentés par les familles Ouseghir et Kerri,
et les Igaouaouen, représentés par Gaoua et Houria.
La seconde branche, celle des Aït Abdeslam, comprend les familles Abdeslam et Aouchiche, ainsi que la fraction des Iberktachen, représentée par Bektache et Benmalek.
Une troisième fraction, les Aït Belguerras — toujours issue de la branche Aït Abdeslam — est représentée par les familles Djerradi, Gueriane, Abdelaziz et Rezga.
Nous achevons l’exposé avec la branche des Aït Abdeslam, avant d’aborder les différentes fractions qui s’y rattachent.
Parmi celles-ci figurent les Aït Ouagagt, représentés par les Ouaglal ; les Aït Aouicha, comprenant les familles Batoul et Aouchiche ; les Aït Ougnana, représentés par les Guenane ; les Aït Tahar, incarnés par les Boukhari ; ainsi que les Aït Tachrift, représentés par les Tachrift, Boucherif et Abdelmoulmen.
S’y ajoutent la fraction Lafifi, représentée par les Lafifi, et celle des Guerouache, représentée par la famille Guerouache.
Toutes ces fractions ont pour origines les régions des Biban, de Bougie et de Maïn Issoumer.
Vient ensuite une autre branche, celle des Aït Sidi Moussa, divisée en quatre sous-branches :
-les Aït Sidi Moussa proprement dits, représentés par les Ghali et Moghraoui ;
-les Taouarest, représentés par les Tayaibi ;
-les Bellouti, représentés par Fatah et Meftah ;
-et les Ibouziden, représentés par les Bouzid.
Suit la fraction des Bouchemlal, représentée par les familles Anseur et Seddik.
La branche des Ibeyouchen est incarnée par Bioud et Bouchama, tandis que celle des Aït Louatiq est représentée par les Louti.
On retrouve également la branche des Aït Bessalah, représentée par les Salhi, celle des Artban, les Artban, les Aït Lekhal, représentés par les Kehal, ainsi que les Aït Benaïssa, représentés par les Benaïssa.
Enfin, la branche des Aït Zerrouk se divise en deux sous-branches : les Aït Zerrouk, représentés par les Zerrouki, et les Khalef.
À cela s’ajoute la branche des Aït Oubada, ou Ibadiyouen, représentée par les Mokhtari.
Ces denieres branches sont originaires de Bibans, Zemmoura ,et Mansourah.
Ces deux villages sont indissociables : on ne peut évoquer l’un sans faire référence à l’autre. Nichés côte à côte sur une pente raide et rocailleuse, difficile d’accès, telle une muraille infranchissable qui veille toujours sur Djemaa el djamouaa et
Lahdada.
Avec le temps, que reste-t-il de ces familles, autrefois si présentes ?
L. ouali janvier 2026.
Lyazid Ouali, Écrivain de la mémoire vivante.

👉 /Thadarth et bouzoulith-guenzet-village-kabyle.

#Guenzet#mémoirekabyle#Histoired'algerie#cultureberbère#portraitskabyles#oualilyazid.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les gens qui font mon village

Les Secrets de l’Épicier :

                           Les Secrets de l’Épicier :  Une Histoire Kabyl...

Titres plus consultés