Le dernier tour de garde du Professeur Mohand Ameziane.
Après quarante-cinq années consacrées à la médecine et à la réanimation gynéco obstétrique à l'hôpital Mustapha d'Alger, le Professeur Makhlouf Mohand Ameziane prend sa retraite. Retour émouvant sur le parcours exceptionnel d'un homme qui a marqué des générations de soignants et de patients.
Le premier avril 2026, une page importante de la médecine algérienne s'est tournée discrètement, mais avec une profonde émotion.
Après quarante-cinq années de loyaux et inlassables services, le professeur émérite Makhlouf Mohand Ameziane, chef du service de réanimation gynéco obstétrique à l'hôpital Mustapha d'Alger, a officiellement pris sa retraite.
Cette fois-ci, ce n'était pas un poisson d'avril. La date, qui prête habituellement à la plaisanterie, marquait au contraire une réalité bien tangible : celle du départ d'un homme qui a consacré l'essentiel de sa vie au soulagement de la souffrance humaine, à la transmission du savoir et à la sauvegarde de milliers de vies.
Durant près d'un demi-siècle, le professeur Mohand Ameziane a traversé les couloirs de l'hôpital Mustapha avec la même rigueur, la même humilité et le même sens du devoir.
Des générations de médecins, de sages-femmes, d'infirmiers et d'étudiants ont appris à ses côtés. Beaucoup gardent le souvenir d'un maître exigeant mais juste, d'un homme d'une grande humanité dont la porte demeurait toujours ouverte à ceux qui cherchaient un conseil, un enseignement ou simplement une parole rassurante.
Pour saluer son immense parcours, l'ensemble du personnel du service de gynécologie lui a rendu un hommage chaleureux, empreint d'empathie et d'affection.
Ce fut un moment de sincère reconnaissance, où les souvenirs se mêlaient aux sourires et aux larmes discrètes. Chacun avait conscience d'assister à la fin d'une époque, celle d'une présence rassurante devenue, au fil des années, un repère incontournable du service.
Au-delà du médecin respecté, c'est aussi l'homme que beaucoup ont voulu honorer : l'époux de Ouardia Ouali, le fils du regretté Lahcéne Makhlouf et de Aïcha Ramdani, le frère du défunt Abdellah, ainsi que de Zineb, Farida et Naïma. Le père de Tahar,Nabil et Yasmine.
Un homme profondément attaché aux siens, dont les valeurs de droiture, de discrétion et de générosité ont accompagné toute la carrière.
Le temps de la retraite est désormais venu. Le rythme effréné des gardes et des urgences laisse place à des matins plus paisibles, aux retrouvailles familiales, aux souvenirs accumulés au fil des décennies et à ce repos si mérité.
À vous, Professeur Mohand Ameziane, nous adressons notre profonde gratitude et notre immense respect. Merci pour votre dévouement exemplaire, pour votre science mise au service des autres et pour l'empreinte indélébile que vous laissez dans le cœur de tous ceux qui ont eu le privilège de croiser votre chemin.
Nous vous souhaitons une longue vie, entouré de l'affection des vôtres, une retraite sereine et heureuse, riche des joies simples que des années de sacrifice vous ont parfois empêchées de savourer pleinement.
Bon vent, Professeur. Les portes de l'hôpital se referment derrière vous, mais votre nom, lui, continuera longtemps à résonner dans la mémoire de celles et ceux qui vous sont proches et ceux que vous avez soignés, guidés et inspirés.
Lyazid Ouali, mémoire vivante de Guenzet.
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