"Thala n’tquitount"
La petite source follette, le mythe d'un village.
"À Guenzet, chaque coin raconte une histoire. Dans cet article, je vous emmène à la rencontre de la source n'tiquitount, une partie du village, dont l'histoire incarne la mémoire, le mythe et l’âme de toute une communauté".
Thala n’Tquitount d’Aghdan Salah prend sa
source dans le village voisin de Thamast. Les habitants des deux villages se partageaient
équitablement cette denrée depuis le Plan de
Constantine. Elle fut construite et restaurée par
le célèbre maçon de Guenzet, Hafri Mohand
Arezki.
Après l’indépendance, lorsque le débit de la
fontaine devenait de plus en plus insuffisant,
les habitants se rendirent chez le maire pour lui
demander de trouver une solution à leur
problème d’eau.
C’est alors que le maire fit appel à l’expérience
et au génie de Dda Arezki Uhafi. Celui-ci, en homme de métier et de terrain, ne
tarda pas à résoudre le problème.
Scrupuleux et méthodique, il entama d’abord
son travail en réalisant une étude préalable du
terrain. Puis, avec l’aide de la population, il
entreprit de nettoyer, débroussailler, sarcler, déblayer et terrasser jusqu’à atteindre la
couche imperméable du sol sur tout le
périmètre de la source.
Vint ensuite l’étape du captage de la source, suivie de la réalisation d’une dalle en béton afin
d’éviter que la source ne se transforme en
bourbier.
Thala n’Tquitount renaquit ainsi de ses cendres, devenant miraculeusement plus vive et
abondante.
Les eaux de la fontaine irriguaient
alors les vergers et les jardins des quartiers
Ahmadhane, Thifraghine, Aghdan Wadda.
C’est là que l’histoire de Thala n’Tquitount prit
toute son importance, car chacune des deux
populations revendiquait la paternité de la
source. Et comme disait l’autre :
« Rien de grand ne se
fait sans une certaine abondance, rien de grand
ne se fait que par une certaine pauvreté. » Va comprendre quelque chose à la vie
humaine…
C’est la pauvreté qui surabonde en
grandeur !
Là où l’on s’attendait à une vie paisible, harmonieuse et aisée, c’est tout le contraire qui
se produisit.
Les hommes, regagnés par leur instinct
primaire, invoquèrent la force et s’entretuèrent
à coups de hache et de sabre pendant des
jours !
Jusqu’à ce qu’épuisés par tant de bestialité —
ou par la grâce de certaines têtes pensantes —
ils invoquèrent alors l’esprit de la source :
esprit follet, esprit malin, esprit démoniaque, qui se serait accaparé la fontaine n’Tquitount.
Désormais, la légende racontait que Thala
n’Tquitount possédait un pouvoir maléfique, et
que tout homme qui s’en servait perdait la
raison. Et les exemples à Aghdan Salah sont légion : Si
Smaïel, G3, Dda Chifi Ukharvuch… Depuis, le
mythe s’est répandu jusqu’à aujourd’hui.
in/Les feuilles d'automne.
Lyazid Ouali, Écrivain de la mémoire vivante.
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C'est vrai, les propriétaires des vergers AHMADHANE, THIFRAGUINE et AGHGADH WADA ont des droits d'irrigation depuis de siècles auparavant, à noter que AGHGADH WADA appartenu au notable Khoudja de Medjana, en l'occurrence SI ZINE OUKHAM N SI ZINE (nom de famille MADJID), dépossédé de ses propriétés par la cour martiale de 1872 à Constantine, et ce, après la pacification de la Kabylie au mois de Mai 1871 ........
RépondreSupprimerMerci mon frére, Boualdja, pour ces précisions et bienvenu dns notre blog à tous.
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